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Anne COLLOD / Mathias POISSON
Anne COLLOD
Diplomée en biologie et en aménagement des espaces naturels, Anne Collod danse pour différents chorégraphes (Pierre Deloche, Philippe Découflé, Stéphanie Aubin, Hélène Cathala et Fabrice Ramalingom), puis co-fonde le Quatuor Albrecht Knust (1993-2001). Ce collectif d’interprètes, dédié à la recréation d’œuvres chorégraphiques du début du XX° siècle, articule dans son travail présentation spectaculaire, pédagogie et recherche. Elle restitue et interprète ainsi des pièces de Doris Humphrey, de Kurt Joos, d’Yvonne Rainer, de Steve Paxton et de Vaslav Nijinsky .
A partir de 2001, en parallèle à sa participation à divers projets chorégraphiques (Cécile Proust, Alain Michard, Laurent Pichaud), elle débute un travail de recherche sur la notion d’« être-ensemble » en danse, qui la conduit à rencontrer Anna Halprin en août 2003 à San-Francisco, puis à danser pour elle au Festival d’Automne à Paris en 2004.
En 2005, elle fonde l’association …& alters, et initie à partir de l’une des œuvres d’Anna Halprin un travail d’explorations chorégraphiques qui interroge les notions de partition et de processus comme supports de création et d’interprétation (projet qui reçoit l’Aide aux Ecritures Chorégraphiques du Ministère de la Culture).
Elle élabore également (faire)cabane, une proposition chorégraphique et plastique pour un chœur d’amateurs et de matériaux, en collaboration avec le designer et performeur Mathias Poisson, créée au Festival Entre Cour et Jardin 2007 à Dijon.
Elle présente en 2008 parades & changes, replays, recréation in extenso d’une pièce majeure d’Anna Halprin de 1965, Parades & Changes. Créée dans le cadre de la Biennale de la Danse de Lyon puis au Festival d’Automne à Paris, la pièce est depuis accueillie dans de nombreux lieux et festivals en France et à l’étranger.
Anne Collod est par ailleurs régulièrement invitée en tant qu’enseignante dans différents lieux de formation, notamment à Paris VIII, au CCN de Montpellier et au CNDC d’Angers, et est formée à la méthode Feldenkraïs.
MATHIAS POISSON
Plasticien, performeur et dessinateur, Mathias Poisson fait de la promenade un territoire d’expérimentation artistique. Il a commencé ses recherches en écrivant un guide touristique des villes du bord de mer en Méditerranée. Récemment Mathias Poisson organise des visites guidées ou des promenades conçues comme des expériences chorégraphiques autant pour les guides que pour les spectateurs (Fuites Raffinées, les Promenades Blanches en collaboration avec Alain Michard, Bande Passante et Promenade Floue en collaboration avec Manolie Soysouvanh). Il propose des voyages immobiles à travers des récits de promenade illustrés (une conférence à l’échelle un et Lecturade Méditerranéenne en collaboration avec Virgine Thomas). Parallèlement, il est interprète et scénographe pour Alain Michard, La revue Eclair (Corine Miret et Stéphane Olry), Anne Collod et occasionnellement pour Xavier Marchand, Catherine Contour ou Pierre Droulers.
(FAIRE) CABANE
Un projet d’ Anne COLLOD et Mathias POISSON
avec la participation d’étudiants de troisième année de l’ENSP de Versailles
Durée : 30 min environ
Production : association ... & alters, co-productions Festival Entre cour et jardins, avec le soutien de l’association Sentiers, remerciements à Marie-Claire Gelly
(faire) cabane est une proposition chorégraphique et plastique pour un choeur de personnes et de matériaux.
(faire) cabane crée des cabanes vivantes et en mouvement, qui évoluent à partir d’un ensemble d’actions mises en jeu par des partitions chorégraphiques.
Chaque participant, suivant sa partition, active et se laisse emmener par des objets/matériaux en lien avec l’ensemble du groupe, en se mouvant de concert sur le site.
Ces cabanes vivantes se déplacent et se reconfigurent en une série d’apparitions changeantes où les matériaux font « corps » et les individus font « signe », en écho ou en contraste avec les éléments du lieu.
Tantôt formes compactes avec peaux ou carapaces, tantôt treillis subtil de corps abris, elles sont menées par le plaisir du jeu, traversées par l’errance, guettées par l’assoupissement et menacées en permanence par le conflit et la dissolution.
Elles tentent avec ardeur de concrétiser, dans la brièveté du temps qui leur est donné, l’improbable élan d’un construire ensemble, et la fragile possibilité d’une intimité partagée.
Habitation éphémère et décalée, corps-monde, la cabane accueille des imaginaires multiples. Plus que sa dimension fonctionnelle, c’est sa dimension symbolique qui nous intéresse, et sa capacité à faire advenir d’autres expériences et d’autres perceptions du lieu et du collectif.
