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Emmanuelle HUYNH


Emmanuelle Huynh a participé en tant qu’interprète aux projets de Nathalie Collantes, Hervé Robbe, Odile Duboc, Catherine Contour, le quatuor Knust. En 1994, elle bénéficie d’une bourse Villa Médicis hors-les-murs pour un projet au Viêt-nam, et crée à son retour, le solo Mùa avec l’éclairagiste Yves Godin et le compositeur Kasper T. Tœplitz. Suivent Passage (1997) et Tout contre (1998). Elle collabore régulièrement avec des artistes plasticiens (Erik Dietman en 1997 pour Le modèle modèle, modèle ; Frédéric Lormeau pour Vasque fontaine/partition Nord, Nicolas Floc’h pour Bord en 2001, Numéro en 2002, Heroes et La Feuille, Fabien Lerat pour Visite guidée / vos questions sont des actes, en 2003). Elle organise des sessions de travail regroupant des artistes de champs différents : Hourvari (Centre Pompidou 2001), Edelweiss (CCN de Montpellier 2003), Ligne d’Arrivée dans le cadre de la résidence de la compagnie au domaine départemental de Chamarande en 2004. Distribution en cours est créée fin 2000 et Bord, tentative pour corps, texte et tables, projet chorégraphique sur des textes de Christophe Tarkos).
 A Vida Enorme/épisode 1, duo à partir de textes du poète portugais Herberto Helder, est créé en 2003. En 2004, elle est directrice artistique du festival ISTANBUL DANSE. Heroes, pièce pour sept danseurs et un musicien, est créée en mai 2005. Le Grand Dehors, conte pour aujourd’hui, en 2007. En mars 2008, elle a chorégraphié le duo « Futago » dans le cadre de Monster Project, projet avec le chorégraphe japonais Kosei Sakamoto. Cribles, légende chorégraphique pour 1000 danseurs, évoquant les danses rituelles à travers la forme de la ronde, est créé en juin 2009 au festival Montpellier Danse. Depuis février 2004, Emmanuelle Huynh est directrice du CNDC à Angers. Elle y met en œuvre son projet pour ce centre chorégraphique national qui est aussi une école supérieure exclusivement dévolue à la danse contemporaine. Elle y accompagne les artistes émergents, notamment à travers le festival Schools, rencontres internationales des écoles de danse, dont la première édition a eu lieu à Angers en mai 2009.


FAUNE

Version solo – Emmanuelle HUYNH
Le Faune et La Grande Nymphe : extraits de L’Après-midi d’un faune
Chorégraphie : Vaslav NIJINSKI (1889-1950)
Musique : L ‘Après-midi d’un faune de Claude DEBUSSY
D’après le poème de Stéphane MALLARMÉ
Durée : 30 minutes

L ‘Après-midi d’un Faune a été créé le 29 mai 1912 au théâtre du Châtelet à Paris, transmis à Emmanuelle Huynh par les membres du Quatuor Albrecht Knust.
L ‘Après-midi d’un faune de Vaslav Nijinski est considérée comme une oeuvre majeure de l’histoire de la danse. Bien qu’issue d’un cadre de production classique – les Ballets russes – cette pièce inaugure la modernité en danse. L’oeuvre de Nijinski permet également une approche transversale d’un contexte artistique foisonnant : le poème éponyme de Stéphane Mallarmé, la musique de Claude Debussy, les décors et les costumes de Léon Bakst, les phototypies d’Adolf de Meyer.
Avec L ‘Après-midi d’un faune , c’est un pan entier de l’histoire de l’art qui se dévoile.

A VIDA ENORME/PERFORMANCE

De Emmanuelle HUYNH
Avec Emmanuelle HUYNH et Nuno BIZARRO
2003
Durée : 45 min
Régie générale : François LE MAGUER
Régie son : Alain CHEROUVRIER

A Vida Enorme/performance est un duo constitué de deux parties distinctes et pensé comme un film dont la bande son et l’image sont séparées et présentées à la suite l’une de l’autre. La première partie, la bande sonore, est un dialogue entre un homme et une femme qui s’adressent l’un à l’autre depuis deux poèmes du portugais Herberto Helder. L’espace de « situation » (la rue, la chambre) entre dans cette poésie « samplée » en français et en portugais. Une deuxième couche sonore, rock, vient régulièrement écraser le pseudo réalisme de la première. Ce geste sonore est un mouvement qui dessine un horizon commun aux deux protagonistes à la façon d’un refrain.
L’homme et la femme viennent ensuite inscrire leur présence sur le plateau en deux parcours autonomes qui se conjuguent parfois. Leur physicalité, tour à tour brute et vacillante, imprime son propre récit. A Vida Enorme/performance tente un récit dispersé en utilisant les outils cinématographiques tirés vers la scène du spectacle vivant sans qu’il y ait à proprement parler d’image (projetée) sur le plateau, récit dans lequel la langue et le corps célèbrent la chair du monde et son opacité.