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Herman DIEPHUIS
Né en 1962 à Amsterdam, Herman Diephuis a travaillé comme interprète pendant plusieurs années avec de nombreux chorégraphes : Régine Chopinot, Mathilde Monnier, Jean-François Duroure, Philippe Decouflé, François Verret, Jérôme Bel, Xavier le Roy et Alain Buffard.
Il continue aujourd’hui de collaborer avec Mathilde Monnier, à la fois comme collaborateur artistique et comme interprète.
En 2002, il chorégraphie La C et la F de la F , dans le cadre du projet « les Fables à la Fontaine ».
Il fonde ensuite sa compagnie en 2004 afin de mettre en oeuvre ses propres créations et projets. Suivront D’après J.-C. (duo-2004) et Dalila et Samson, par exemple (duo-2005).
En parallèle, il développe des projets de création avec des amateurs et des propositions spécifiques pour des musées. En 2007 il crée Julie, entre autres et à l’automne 2008 Paul est mort ?. Il a présenté sa dernière pièce Ciao bella avec 5 interprètes féminines qui a été créée les 20 et 21 juin 2009 au festival Montpellier Danse.
Herman Diephuis était en résidence au Manège de Reims de 2007 à février 2009. Il est aujourd’hui en résidence dans le cadre de « Tremblay, Territoire(s) de la Danse 2010 » au Théâtre Louis Aragon, scène conventionnée dans de Tremblay-en-France.
CIAO BELLA
De Herman Diephuis
Pièce pour 5 interprètes
Création au Festival Montpellier Danse 2009
Conception, chorégraphie : Herman Diephuis
Créé en collaboration avec, et interprété par : Julie Guibert, Claire Haenni, Dalila Khatir, Maud Le Pladec & Catherine Pavet.
Musiques : Paul Misraki, Madonna, Johan Strauss, Peter Ilyich Tchaïkovski, Olivia Newton-John, Bee Gees, Richard Wagner, Amilcare Ponchielli
Création lumières : Sylvie Mélis
Création son : Alexis Meier
Costumes : Alexandra Bertaut
Régie son : Séverine Krouch
Durée : 1h
« A la Renaissance, l’image dessinée par des hommes d’un corps irréel, attribué selon les circonstances à la Vierge ou à Marie-Madeleine, a servi de modèle à tout l’art occidental et par là même, de référence à toutes les femmes.
Aujourd’hui, à travers la dictature de l’image qui s’impose à l’imaginaire collectif, la contrainte est la même. Plus que jamais, la femme est censée se définir par rapport à une esthétique qui lui est assignée et qui n’est pas la sienne.
J’ai eu envie de faire l’inventaire de ces formes imposées. Non par les mots, ni même par des accessoires, mais par des gestes. Le corps des cinq interprètes est le principal outil de ces métamorphoses. Incarnés physiquement jusqu’à l’extrême, ces stéréotypes, subvertis de l’intérieur, finissent par construire une créature parfaitement artificielle. Fabriquée au point d’en devenir monstrueuse.
Mais aussi capable, in fine, d’échapper à toutes les références, et de trouver sa liberté dans ce paroxysme de l’apparence. »
Herman Diephuis.
