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Jean-Luc BRISSON
Jean-Luc Brisson est plasticien, auteur, et rédacteur en chef des Carnets du Paysage. Il dirige également le département des arts plastiques de l’ENSP de Marseille..
Expositions et installations (sélection) :
2008 Le jardin est une chose mentale La Gare Franche/ Cosmos Kolej FRAC PACA
La mare dans l’Ïle Les Environnementales Jardin du Château de Jouy
2007 Dans ces eaux-là…,Domaine départemental du château d’Avignon, Les Saintes-Marie-de-la-Mer
2006 Le jardin est un nombril imité, Villa du Parc, Centre d’art contemporain, Annemasse.
2005 Chez Monsieur Lache, Jardin de la Maison Folie La Ferme d’en haut, Villeneuve d’Ascq.
2004 La nature de l’amour, Parc de l’Hôtel de Ville, Choisy-le-Roi.
2003 Le verre d’eau, Jardin du Géant Pierre Auvente, Parc de la Deûle, Nord.
2002 Création d’un jardin à l’nstitut français de Prague.
2001 Le jardin d’Eva Pora, FRAC Alsace, Sélestat.
1999 Tout dépend, Centre du paysage de Lavoûte-Chilhac, Haute-Loire.
1995 Artelaguna, installation d’une aile d’insecte de 26 mètres sur la lagune, Biennale de Venise.
1985 Le Général Grenouille Verte, Musée d’art moderne de Villeneuve d’Ascq.
SOI-DISANT UN FILM
Coproduction PLASTIQUE DANSE FLORE
"Le potager du roi m’est familier ; je l’ai fréquenté plus de dix ans en pleine lumière, dans la pénombre, en chaque saison. Au fond de ce jardin j‘ai enseigné, cultivé des plantes et même construit une cabane qui est toujours là. Je vais redécouvrir le potager du roi, aujourd’hui, après l’avoir quitté environ deux ans. Forcément, presque rien n’a changé et tout me paraît différent. Je vais filmer ce potager au moment où il porte ses fruits, dans un moment festif. Des bribes de « plastique danse flore » vont entrer presque fortuitement dans mon film car les dispositifs que j’utilise concentrent et enregistrent bien plus de choses que je ne peux en voir d’un seul regard. Tout est lointain mais susceptible de grandir énormément dans cette sphère aqueuse. Les verres ballons pleins d’eau seront toujours au centre des dispositifs qui me servent à former l’image. Ces verres à pied sont des yeux que je peux poser où je veux. Ils voient sans moi, automatiquement. Tout un chacun peut plonger son regard dans mes yeux, je peux capturer ces regards ou bien enregistrer ce que les autres ne verront pas. Si je me déplace en filmant, mes gestes et mes positions sont déterminés par l’obligation, sauf accident, de ne pas renverser d’eau. On me verra faire « soi-disant un film », c’est le titre. L’eau est précieuse, c’est l’humeur de la vision. Pour finir, je la boirai ou bien j’arroserai une plante qui semble avoir soif".
Jean-Luc Brisson
