Espace presse
Presse 2008
LE MONDE.
Les Choix du Monde .
Danse : Plastique Danse Flore.
VERSAILLES.
" Pris d’assaut par les opérations d’arts
plastiques et chorégraphiques, le Château de Versailles
devient le haut lieu de l’art contemporain. Dans le
Potager du Roi, la 2ème édition de Plastique Danse
Flore annonce douze chorégraphes, performeurs ou
vidéastes à la main verte pour fêter les Journées du
Patrimoine. Sous la direction de Fréderic seguette,
complice de Jérôme Bel, ce projet propose de vivifier
le regard des promeneurs sur le paysage à travers des
gestes chorégraphiques singuliers. Sont attendus Daniel
Larrieu, Laure Bonicel, Matthieu Doze, Alain Michard ou
encore David Wampach. "
Rosita Boisseau, samedi 20 septembre.
TÉLÉRAMA
Danse. Sélection critique.
Plastique Danse Flore.
" Décidément, le Château de Versailles n’en finit pas de
faire la fête.
Au Potager du Roi, des chorégraphes contemporains
déballent leurs affaires pour entraîner les promeneurs
dans des pérégrinations insolites. Le programme est
alléchant et se déroule pendant toute la journée : on
y croise tôt le matin Daniel Larrieu, puis l’extravagant
David Wampach, l’américain tout en finesse Steve Paxton
ou encore l’offensive Laure Bonicel. Joliment baptisé «
Plastique Danse Flore », cette opération greffe la danse
dans un décor qui la fait respirer autrement. Ça fait juste
du bien pour les yeux. "
Rosita Boisseau, septembre 2008.
Le NOUVEL OBSERVATEUR
Danse au Potager du Roi .
" On danse dans le Potager du Roi, à Versailles, derrière
de hauts murs où jadis se cultivait ce qui paraissait à
la table du souverain, au Grand ou au Petit Couvert, et
où une promenade en terrasse permet de contempler de
haut les magnifiques plantations conçues par Monsieur
de La Quintinie. Dans ces espaces clos d’où l’on découvre
le château ou la cathédrale de Versailles, danseurs et
vidéastes vont apporter un je ne sais quoi de folie qui fera
penser à ces vers de Verlaine : « Votre âme est un paysage
choisi/Que vont charmant masques et bergamasques/
Jouant du luth et dansant, et quasi/Tristes sous leur
déguisements fantasques ». Les masques d’aujourd’hui
se nomment Daniel Larrieu, Erika Zueneli, Alain Michard
et Mathias Poisson, David Wampach, Matthieu Doze
ou Laurent Moriceau. Leurs silhouettes ou celles de
leurs danseurs animent ces lieux cependant que des «
installations » de Pierre Malphettes, Vincent Deville et
Benjamin Arnault Vicet enchanteront davantage encore
ce décor naturel. "
Raphaël de Gubernatis, septembre 2008.
MOUVEMENT
Automne au potager.
Plastique Danse Flore à Versailles.
" Plastique danse flore revient à Versailles. Autour de
Frédéric Seguette, douze artistes chorégraphiques
frictionnent le rapport culturel au paysage.
Le règne de Louis XIV constitue l’un des premiers grands
projets modernes d’esthétisation absolue de l’exercice
du pouvoir. A Versailles, le Potager du Roi (destiné à
pourvoir aux agapes de la cour) n’y échappe pas, objet
d’une théâtralisation des cultures des fruits et légumes,
sorte de chorégraphie de jardiniers.
Là s’épanouit aujourd’hui la nouvelle génération des
penseurs créateurs du paysage, que forme l’Ecole
nationale supérieure du paysage de Versailles. L’an dernier,
soit dit en passant, celle-ci consacrait le volumineux tome
13-14 de ses Cahiers du paysage, sous le titre Comme
une danse, à quelques réflexions essentielles sur l’espace
chorégraphique, tout particulièrement à propos d’Anna
Halprin et son époux architecte Lawrence.
Et là, dans ce potager, s’épanouit une nouvelle
démarche de programmation par un artiste – soit une
caractéristique toujours précieuse : Plastique Danse
Flore est conçu depuis l’an dernier par Frédéric Seguette,
dont les interprétations au côté de Jérôme Bel ont fait
l’un des artistes chorégraphiques les plus aigus dans la
déconstruction des représentations.
Pour cette seconde édition il réunit une douzaine
de propositions d’autres artistes pour « inciter à
la promenade, à la marche, au cheminement, à la
déambulation. Favoriser le mouvement, le déplacement,
la transversalité, le décalage. Eprouver le dépaysement,
le jamais-vu, le trouble, la myopie. Privilégier le va-etvient,
l’échappée belle, le pied de nez ». Soit l’occasion de
se souvenir que Daniel Larrieu est lui aussi issu du monde
des jardins ; de déambuler en régime de vision opacifiée
par une idée d’Alain Michard ; de découvrir le Vif du sujet
de Laure Bonicel créé cet été chez un autre artiste dans
un autre jardin ; de revenir à la marche démocratique
fondamentale de Satisfayin’ lover de Steve Paxton repris
par Mathieu Doze, etc, etc.
Installations plastiques et projections de films enrichissent
cette promenade des sens. Du sens. "
Gérard MAYEN
LA LETRE DU SPECTACLE
PARCOURS.
Frédéric Seguette au Potager du Roi.
« Avec Jérôme Bel et la non-danse, il a interrogé la
boîte noire. Le voilà en plein air, pour les Journées du
Patrimoine.
A l’occasion des Journées du Patrimoine (20 et 21
septembre), l’École Nationale du Paysage se met en
spectacle. Frédéric Seguette est chargé de programmer
Plastique Danse Flore, neuf propositions artistiques et
trois installations qui s’enchaînent pendant deux jours au
Potager du Roi, à Versailles. « Les étudiants m’ont fait
découvrir le lieu, explique-t-il. J’ai rencontré le directeur,
Bernard Welcomme et en 2007, nous avons fait une
première édition. L’esprit de Versailles, c’est les jardins
et la danse. » Il est surprenant de retrouver Frédéric
Seguette dans ce rôle. Arrivé tard à la danse, il a une
vingtaine d’années quand il entre chez Jacky Taffanel,
après deux ans chez Sylvie Tarraube-Martigny à Bordeaux,
où il a été le compère d’un certain Jérôme Bel, et an au
Centre National de Danse Contemporaine d’Angers. Il
accompagne ensuite Jacques Patarozzi jusqu’en 1997.
Un joli parcours en peu de temps, « J’ai toujours eu de
la chance », reconnaît-il. Entre 1993 et 2002, ce danseur
à la présence étrange a été l ‘interprète emblématique
d Jérôme Bel ou de Xavier Le Roy, incarnant la danse
conceptuelle, dite aussi non-danse. Les réactions étaient
violentes. « On ne voulait pas du tout provoquer et nous
avons été surpris par la vigueur des réactions ». En 2002,
mécontent de son oeuvre, Jérôme Bel interrompt la
tournée de The Show Must Go On 2. Le danseur trouve
quelques reprises de rôle mais s’interroge sur son avenir.
En 2005, il s’engage auprès de Jacques Patarozzi qui
dirige le festival du Château de Villebois-Lavalette. Depuis,
conseiller à la programmation, assistant, il s’épanouit en
plein air charentais. De là au Potager… »
Philippe Verrièle, septembre 2008.
