Espace presse
Presse 2010
DANSER
Danse au Potager.
Au départ, il s’agissait d’inventer un projet artistique dédié à la création contemporaine qui pourrait intéresser des publics peu enclins à fréquenter les centres d’art ou les salles de spectacle diffusant ce genre de propositions. Et, comme si ce n’ était pas déjà un défi suffisant, Plastique Danse Flore se devait aussi de développer et diffuser les pratiques et expressions artistiques qui interrogent la notion de paysage. Normal, puisque le festival a lieu dans le Potager du Roi, cadre d’exception qui abrite aussi l’École Nationale Supérieure du Paysage de Versailles. Finalement il fut décidé, pour atteindre cet objectif ambitieux, de créer une manifestation qui se grefferait sur un autre événement permettant de brasser différents publics : les Journées du Patrimoine. Du coup, s’est créé un dialogue entre création contemporaine et patrimoine historique. Frédéric Seguette, danseur pour nombre de chorégraphes contemporains, dont Jérôme Bel, en est le directeur artistique. Avec la contrainte d’un budget très modeste, il souhaitait aller vers de nouveaux espaces de création., La rencontre avec ce potager royal – qui fut à la fois espace de recherche dès son origine avec la Quintinie – et lieu d’expérimentation culturelle quand Louis XIV souhaita en faire un théâtre horticole – lui a permis de se lancer dans une programmation originale qui s’attache à mettre en scène des déplacements et des croisements. Vite soutenue par des partenaires privilégiés (Fondation d’entreprise HERMES, Fondation Agnès b), mais aussi institutionnels (Arcadi, la SACD ou la Ville et le Conseil Général), la programmation reflète son souci de montrer un éventail élargi de la création contemporaine grâce à une diversité de propositions, mais aussi, avoue-t-il, « des œuvres historiques traversées par des artistes d’aujourd’hui, en lien avec les Journées du Patrimoine, bien sûr, mais également, pour montrer que la danse contemporaine a une histoire, qu’elle s’inscrit dans un contexte, et que les questions soulevées, les engagements pris à un moment donné de cette histoire, peuvent toujours nous concerner ». Au menu de cette année, des artistes dont certains sont en lien avec la question patrimoniale, comme Marilén Iglesias Breuker, qui remonte, selon les principes de Laban, une danse chorale avec le CRR de Versailles, ou des chorégraphes questionnant le cadre et le paysage. « Mais aussi, explique Frédéric Seguette, des artistes engagés, comme Julie Nioche, dans sa démarche singulière avec son association d’Individus en Mouvement Engagés, qui infiltre les réseaux de la société civile. D’autres, comme Martine Pisani, dont la fausse naïveté des interprètes est finalement une sidérante machine à produire du sens. Encore des projets engagées avec Convoi Exceptionnel autour de la question d’indépendance (Myriam Gourfink, Yves-Noël Genod, Orchy Nzaba, Papy Ebotani et Dinozord des studios Kabako/Faustin Linyekula). Et des prises de risque aussi avec des créations : Seuldi Lee, jeune plasticienne coréenne, ou une commande à un étudiant de l’ENSP, Damien Roger ». Enfin une soirée spéciale, le samedi , sera consacrée à un hommage à Odile Duboc avec des extraits de ses créations à travers ateliers, performances ou vidéos. Bref, une occasion d’aller cultiver son Potager, y compris en famille, puisque Plastique Danse Flore propose, en marge du festival, des ateliers, des parcours-jeux ou, pour les plus grands, des installations surprenantes. »
Danser n °301 septembre 2010. Agnès Izrine.
MOUVEMENT
Au Potager, l’on y danse.
Et si les danseurs venaient chorégraphier le paysage ? La flore comme terrain de danse, voilà toute l’ambition de ce vert festival qui souffle cette année sa quatrième bougie. Plastique Danse Flore laisse place aux performances in-situ et rend hommage toute une soirée à Odile Duboc, décédée en avril dernier. Beaucoup de femmes (Julie Nioche, Emmanuelle Vo-Dinh, Martine Pisani, Julia Cima) et quelques hommes : le chorégraphe Herman Diephuis, le plasticien Jena-Luc Brisson. Des reprises et une création sonore de Claudia Triozzi, une réalisation plastique de la coréenne Seulgi Lee qui détourne la matière pour l’insérer dans une réalité devenue surnaturelle. L’histoire de la danse ne sera pas loin, quelle soit présente avec une recréation des danses chorales labaniennes performées par une trentaine de danseurs amateurs des Yvelines ou par la Danse Hors-Cadre de Julia Cima qui propose un parcours à travers les solos d’Isadora Duncan, le butô, etc. Un retour à la nature, en somme.
L’agenda des possibles. Juil-Août-Sept 2010. C.I.
TROIS COULEURS / MK2
Le Spectacle vivant non identifié.
Versailles et l’art contemporain ? On en connaît le versant monumental façon Jeff Koons ou Veilhan, moins l’alternative paysagère, intimiste et éphémère qui réjouit depuis quatre éditions les curieux de la danse in situ et de la poésie botanique : Plastique Danse Flore. Le Potager du Roi se fera source d’inspiration ou propos même des onze créations présentées cette année, parmi lesquelles Central Park, promenade musicale et chorégraphique d’Alexandre Meyer et Julie Nioche. De quoi creuser la perspective entre jeunes pousses de l’art et chefs-d’œuvre patrimoniaux.
Septembre 2010. E.B.
LE MONDE / DIRECT MATIN
La rentrée chorégraphique.
La rentrée chorégraphique à Paris et en Ile-de-France se fait au rythme doux d’un mois de septembre encore un peu estival. A Paris, le Théâtre de la Ville sonne la reprise le 21 septembre avec Political Mother, la nouvelle pièce d’Ofesh Shechter, jeune chorégraphe et percussionniste israélien basé à Londres, quo fait grimper au rideau la presse anglaise. Le lendemain, c’est au tour de Ballet de L’Opéra de Paris d’enfiler ses chaussons avec un paquet-cadeau dédié à Roland Petit. Rien de moins que trois de ses pièces mythiques grimpent à l’affiche dont la reprise très excitante du Loup (1953), sur une musique du compositeur Henri Dutilleux, 94 ans, qui attend avec impatiente cet événement. A Paris toujours, le Festival d’automne propose un feu d’artifice de spectacles chorégraphiques signés par le gratin de la scène française et internationale comme la sud-africaine offensive Robyn Orlin et l’allemand minimaliste Raimund Hoghe qui signe avec Si je meurs laissez le balcon ouvert, l’une des plus émouvantes pièces de son parcours. A découvrir, au rayon jeune génération, la danoise Mette Ingvartsen sur son trampoline dans It’s in the air (Théâtre de la Cité Internationale) et l’américain Miguel Gutierrez aux prises avec le fantôme de James Dean dans Last Meadow au Centre Pompidou. Après un démarrage sur les chapeaux de roues avec Lalala Gershwin de José Montalvo et Dominique Hervieux, puis la création d’Angelin Prejlocaj Suivront mille ans de calme du Ballet du Bolchoï de Moscou qui se jettent à corps perdu dans un spectacle contemporain pour la première fois de leur vie, le Théâtre de Chaillot s’aventurera sur des terrains plus étranges avec, entre autres, la création de Bartabas et du chorégraphe japonais Ko Murobushi dans Le centaure et l’animal. En Ile-de-France, le Théâtre des Gémeaux, à Sceaux, parie sur Abou Lagraa et sa nouvelle pièce Nya, conçue pour treize jeunes hip-hopeurs algériens. A Créteil , la Maison des Arts ouvre sa saison avec Boxe Boxe, la création hip-hop de Mourad Merzouki, directeur du Centre Chorégraphique de Créteil. Dans la foulée, elle donne aussi des nouvelles fraîches du chorégraphe noir américain Bill T Jones : sa pièce Fondlydo we hope…Fervently do we pray tire une fresque politique éloquente de la vie du Président américain antiesclavagiste Abraham Lincoln (1809-1865). C’est à Enghien-les-Bains qu’il faudra aller pour être au parfum des connections danse et nouvelles technologies avec, entre autres, le spectacle de Lionel Hoche intitulé Entrelacs. A quelques encablures de Paris, deux opérations joyeuses et festives valent le détour. Le festival Plastique Danse Flore, bien installé au Potager du Roi, à Versailles, propose un fort joli panel de créations in situ signées Julie Nioche, Yves-Noël Genod, Myriam Gourfink… Tandis que le Centre National de la Danse, à Pantin, met tout le monde en piste avec le week-end « Danses partagées » sous la houlette de la danseuse étoile du Ballet de l’Opéra de Paris Marie-Agnès Gillot, qui donne un training du matin. Parallèlement, une vingtaine de chorégraphes, contemporains, de danse africaine, jazz, hip-hop ou flamenco, invitent les curieux à partager un atelier de travail. Bonne humeur et envie de se faire plaisir sont les seules conditions pour s’amuser.
Vendredi 10 septembre 2010 Rosita Boisseau.
LA TERRASSE
Gros Plan / Plastique Danse Flore
A Versailles, les Journées du Patrinoine se conjuguent au pluriel des rencontres entre danseurs, plasticiens, artistes et étudiants de l’École Nationale Supérieure du Paysage, et bien sûr, le public flâneur ou participatif. C’étai un projet ambitieux, mais voilà maintenant quatre ans que le Potager du Roi à Versailles accueille cette manifestation où l’art contemporain se permet de belles échappées. Des artistes en roue libre créent pour cet écrin si particulier, d’autres choisissent d’inviter le public à participer à de grandes formes chorégraphiques, tandis que certains posent là leur critue dans la grandeur du paysage. Cette édition rend d’abord hommage à Odile Duboc, née à Versailles, disparue il y a quelques mois, avec une présentation d’extraits de La Pierre et les Songes, Boléro, et les Fernands.
Des créations en pagaille. Un focus particulier est réservé cette année à la chorégraphe Julie Nioche, dont on verra trois pièces : Les Sisyphe, avec cinquante participants amateurs, Matter of Fact, pièce pour huit femmes (qui fera un bel écho à Ciao Bella d’Herman Diephuis, présenté plus tard), et sa dernière création, Central Park. Autres créations à ne pas manquer, celles de Claudia Triozzi, de Myriam Gourfink et Yves-Noël Genod pour Convoi Exceptionnel, un programme d’échange avec l’Afrique, et celle de la plasticienne coréenne Seulgi Lee. Le tout est à découvrir aux hasards des Nichoirs, conçus par douze déficients mentaux du groupe Attrap’Art.
Nathalie Yokel.
LES NOUVELLES DE VERSAILLES
Festival Rendez-vous avec la danse contemporaine.
C’est déjà la quatrième édition du festival « Plastique Danse Flore » que s’apprête à accueillir le Potager du Roi. Créé en 2007, ce festival cherche avant tout à mettre en connexion un lieu, des artistes contemporains et, surtout, le public. Avec 2 000 visiteurs l’année dernière, le festival s’adapte à la demande pour cette nouvelle édition. « Nous aurons une soirée supplémentaire le samedi, indique Frédéric Seguette, directeur artistique du Plastique Danse Flore. Et pour nous, c’est aussi l’occasion de proposer un autre programme ». Effectivement, pas question de s’ennuyer lors de ces trois journées. A chaque jour, son programme. Le festival s’ouvrira le vendredi par un focus sur la chorégraphe Julie Nioche intitulé Les Sisyphe . « Elle a un travail très singulier, note Frédéric Seguette. Elle a répété pendant trois jours avec une quarantaine d’adolescents pour la création qui sera jouée ». Hommage à Odile Duboc. A retenir également, au cours de la journée de samedi, l’hommage qui sera rendu à Odile Duboc, chorégraphe née à Versailles décédée cette année. Quelques extraits de ses plus belles créations seront proposés (ateliers, performances, vidéos…) seront diffusés en soirée. « Mon coup de cœur du dimanche, ce serait Ciao Bella d’Herman Diephuis, poursuit le directeur artistique. La pièce porte sur les clichés de la femme et n’a jamais été jouée en plein air. Cela lui donne une autre dimension ».
mercredi 15 septembre 2010 Florie Cedolin
