Louise Vanneste_Metakuste

Metakuste

Performance / 2022
durée : 50 minutes

Concept et chorégraphie : Louise Vanneste
Performeuses : Katia Petrowick, Léa Vinette, Castelie Yalombo
Assistantes à la chorégraphie et regards extérieurs : Paula Almiron et Anja Röttgerkamp
Son : Cédric Dambrain
Diffusion, production & administration : Alix Sarrade & Andréa Kerr (Alma Office)
Production : Louise Vanneste / Rising Horses 

Coproduction
: Programme Nomades de Nos Lieux communs
Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Louise Vanneste est accueillie en compagnonnage au Théâtre de Liège pour une durée de 5 ans (2018-2022). Elle est artiste associée aux Halles de Schaerbeek.

Entrer en lien, à travers une pratique chorégraphique, avec des espaces choisis de faune et de flore, aménagés ou non par l’humain. Y passer du temps, s’y intéresser pour bousculer notre rapport à celui-ci.
Du paysage romantique à la stupéfaction de découvrir (par la connaissance scientifique, notamment) la manière de fonctionner des non-humains, c’est une longue traversée que de relativiser notre culture de la « nature ». Dans Metakutse, c’est notre manière d’investir un espace végétal ou celui de la rivière qui est en jeu en explorant l’équilibre entre empreinte et décolonisation, écriture et laisser-faire, expression et disparition de nos corps. C’est enfin rejoindre ce que ces espaces ont de sacré et de mystérieux (nous y compris) de la manière la plus concrète possible, sans pousser vers le romantisme, sans aseptiser non plus: être avec, danser dedans, écrire par le corps, dans un rapport ajusté. Trouver une poésie dans la réalité brute des intentions et manières d’être des vivants, chorégraphes ou végétaux, dans leurs matières physiques et sensibles. Louise Vanneste s’inspire aussi d’une tradition nommée « la musique de l’eau » issue de l’archipel du Vanuatu (Mer de Corail, au large de la Nouvelle -Calédonie). La musique de l’eau est pratiquée uniquement par des femmes qui sont immergées dans l’eau jusqu’à la taille et utilisent celle-ci comme instrument de percussion. Elles frappent et manipulent l’eau à travers des gestes précis et produisent ainsi une musique qu’elles accompagnent de leur chant. Il se produit alors une véritable danse de l’eau dont elle s’inspire tout en assumant la référence.

 

  • Infos accessibilité : 
    Texte parlé en français
    Déambulation pendant le spectacle

Après une formation en danse classique, Louise Vanneste se dirige vers la danse contemporaine et entre à P.A.R.T.S. dont elle est diplômée. Une bourse de la Fondation SPES (Be) lui permet ensuite de poursuivre sa formation à New York, notamment au sein de la Trisha Brown Dance Company. Au sein de Rising Horses, elle développe un travail chorégraphique en étroite collaboration avec des artistes issus d’autres disciplines que la danse. Depuis 2008 elle a créé une dizaine d’œuvre à la fois pour le plateau, in situ mais aussi des installations vidéos. Lauréate du FRArt 2021 (Fonds de Recherche en Art), elle dédie en 2022 un temps spécifique pour sa recherche _ PANGÉE, vers les territoires de l’imaginaire et des pratiques hybrides_, autour de l’inclusion du non-humain dans les enjeux artistiques et de l’hybridation des pratiques et des savoirs.