DD Dorvillier

Danza (Fuera) Permanente

Danza Permanente interroge notre perception des relations formelles et affectives entre la musique et la danse. Comment une danse qui se prend pour une musique, produit une expérience qui est à la fois réflexive et émouvante, comment produit-elle du sens?

Ce projet étudie la construction fondamentale de la musique, comment celle-ci fonctionne, non-linguistiquement et formellement, pour parvenir à produire de la pensée, et provoquer l’émotion chez l’auditeur. La chorégraphie de Danza Permanente emprunte les fonctions formelles et sensibles de la musique, afin de mettre en évidence dans la danse cet état de pensée et d’émotion qui semble si particulier à la musique.

Danza Permanente s’empare d’une œuvre musicale pré-existante, le quatuor à cordes Opus 132 en la mineur de Ludwig Van Beethoven, et à travers la transposition de la partition musicale en mouvement, donne à voir une danse dans un quasi-silence. Composée à Vienne il y a plus de 200 ans, la partition pour quatre instruments à cordes est interprétée par quatre danseurs. Ils incarnent la structure musicale, le comportement et la dynamique du quatuor dans le temps et l’espace.


Chorégraphie et
concept
: DD Dorvillier
Environnement acoustique, direction musicale : Zeena Parkins
Créé avec les interprètes : Fabian Barba, Nuno Bizzaro, Walter Dundervill, Naiara Mendioroz
Interprètes reprise : Katerina Andreou, Fabian Barba, Sébastien Chatellier, Walter Dundervill
Regard extérieur : Heather Kravas
Lumière : Thomas Dunn
Costumes : Michelle Amet
Directeur technique : Jeff Englander, Nicolas Barrot (reprise)
Sound guru : Sébastien Roux
Chargée de production : Milka Djordjevich
Chargé de production en Europe : Colin Pitrat, Laura Aknin (reprise)

DD Dorvillier

DD Dorvillier développe son travail artistique à New York dès 1989. En 1991 elle s’installe à la Matzoh Factory à Brooklyn, une ancienne usine convertie en lieu de création, spectacles et fêtes qu’elle crée avec la chorégraphe Jennifer Monson. Pendant cette période jusqu’en 2004 sont produites les œuvres répertoriées dans A catalogue of steps, un projet au long cours commencé en 2013, d’indexation de fragments chorégraphiques.

Depuis 2004 sa pratique devient plus conceptuelle et elle s’appuie souvent sur des sources externes pour construire ses partitions, et matériaux chorégraphiques. Elle crée ainsi No Change or « freedom is a psycho-kinetic skill » (2005) qui témoigne de cette nouvelle approche dans son travail, et ensuite Nottthing Is Importanttt (2007), CPAU, Get Ready! (2009), Danza Permanente(2012), Diary of an Image (2014), Extra Shapes (2015) et Only One of Many (2017) toujours avec l’éclairagiste Thomas Dunn, et avec la compositrice Zeena Parkins, ou bien le compositeur Sébastien Roux.
En 2017 avec la dessinatrice Catherine Meurisse elle crée Vois-tu celle là qui s’enfuit, une commande du festival Concordan(s)e à Paris.

À New York son travail de création et d’interprète est primé par des Bessie Awards : Dressed for Floating (2003), Nottthing Is Importanttt (2007), Parades & Changes, replays (2010). Elle reçoit également le Foundation for Contemporary Arts Award (2007) le John Simon Guggenheim Award (2011), et le Doris Duke Performing Artist Award (2013).

En 2010, elle s’installe en France où elle continue d’élaborer son travail avec sa compagnie human future dance corps et l’Association Stanza. En partenariat avec le compositeur Sébastien Roux, un nouveau lieu dédié à l’expérimentation en danse et musique verra le jour en 2017 en Côte d’Or, France.

Elle est artiste chercheuse associée au master exerce, spécialité études chorégraphiques « recherche et représentation » – Université Paul-Valéry de Montpellier / ICI—CCN Montpellier.