Arnaud Sallé

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VANISH, LEAVE NO TRACE

Installation sonore & vidéo interactive, 2017

Attendre le moment propice. Pénétrer discrètement, ne pas se laisser voir, disparaître dans la nature : adopter la seule manière raisonnable et subreptice de se fondre dans un bosquet. Ne s’y déplacer qu’avec la plus furtive précaution. Savoir demeurer immobile est un vif avantage. Se planter là. Observer un silence feutré, n’être que bruissements, tout au plus. Puis se déployer lentement, le long de racines et branchages. Perfuser la sève, sous l’écorce. Se diviser en ramures, s’épanouir en feuillage. Végéter, percevoir, s’élever. Juste avant de s’effacer, à l’instant du dernier oubli, se donner vingt-cinq siècles. Ciller parfois des paupières, peut-être.

Remerciements à Antoine Jabobsohn et l’équipe des jardiniers, Frédéric Séguette et l’équipe du festival Plastique Danse Flore
Avec le soutien de l’ENPS et du Jardin le Nôtre ainsi que de la compagnie chorégraphique La Césure, pour du prêt de matériel
Crédits photo Arnaud Sallé

 

Arnaud Sallé

Lauréat de plusieurs concours de composition, dont le Concours Radiophonique La Muse en Circuit, Sacem et Radio-France.
Ses pièces de concert ont été notamment programmées lors des Saisons de l’INA/GRM à Radio-France, au sein de nombreux festivals,
retransmises sur les ondes de France-Culture et France-Musiques, et font l’objet d’éditions discographiques (©HMCK®, La Muse en Circuit, Le Métafort).
Performances et installations sonores l’enracinent, en concevant les spectacles (Persistance[s], ou encore Une si Paisible Cruauté, Auditorium saint-Germain, Paris), performances (Traspasar algùnos silencios, Xè Bienal de Arte Contemporáneo de la Habana)
ou installations sonores (Vous m’avez troublé, Forge du Potager du Roi de Versailles), en même temps que ses créations musicales se nourrissent de manière trans-disciplinaire, mais aussi en les croisant sans cesse avec les univers du théâtre (O. Balazuc, J. Boillot), de la danse (C. et C. Sagna, R. Soleilhavoup), du théâtre musical (R. Auzet) de la photographie (H. Rabot), des arts plastiques (O. Marty), du stylisme (S. Coudert), de la vidéo (A. Gimel) ou encore du cinéma (A. Georges, R. Jacoulot).
Puisant ses matériaux musicaux et poétiques dans toute source sonore — qu’elle soit d’origine instrumentale, ou issue de la captation microphonique d’objets et de paysages — le corps, l’écriture et l’image entrent aussi dans la composition. Il fonde ensuite son travail de création sur une dramaturgie profondément organique des espaces sonores, des sensations tactiles, et du surgissement de vastes territoires intérieurs. Il intervient très régulièrement depuis une quinzaine d’années auprès des étudiants de l’École Nationale Supérieure du Paysage de Versailles, pour des conférences et des ateliers, dans le cadre des enseignements de Gilles Clément et du Pôle d’Arts Plastiques, et est de temps à autre sollicité pour accompagner les diplômes intégrant les dimension sonores et musicales du paysage.
Il est lauréat de l’édition 2017 de La Villa Le Nôtre, Résidence Internationale de Paysagistes, au sein de laquelle il mène actuellement des recherches liées à l’écologie sonore, au travers d’installations utopiques, désormais nommées Phonomorphose[s], à même de transmuter les bruits urbains proliférants en autant de perceptions musicales désirables.
Pour plus d’information : www.arnaudsalle.com